Partager l'article ! Oh oui ! Viens, Seigneur Jésus ! (*): Au matin du huitième jour, Dieu, qui se moquait pas mal du nombre de jours que compte une semaine puisqu' ...
Au matin du huitième jour, Dieu, qui se moquait pas mal du nombre de jours que compte une semaine puisqu'après tout il l'avait lui-même fixé à sept et que, quand bien même il aurait voulu en changer, il n'était pas né le premier mortel qui l'en dissuaderait. Dieu, disais-je, vint visiter André Léonard. Pressentant chez l'ecclésiastique une nature profondément rétrograde, il était convaincu d'avoir trouvé en lui un homme parfaitement modelable à son image. "Pas le genre à se laisser coiffer d'une couronne d'épines, celui-là, au moins. Ce sera la mitre, sinon rien !" se disait donc le Père Créateur en cheminant vers l'esprit retors de Monseigneur l'archevêque.
"André..." souffla Dieu une fois arrivé à destination."André-Mutien..." dit-il en haussant un peu le ton."André-Joseph, archevêque de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles !" prononça Dieu sur un ton sentencieux, espérant ainsi éveiller enfin la conscience de son serviteur. Dans un sursaut, Son saigneur Léonard ferma la fenêtre internet qui affichait la page d'accueil du site www.enfantsdechoeur.be et arracha de ses oreilles le casque qui résonnait encore des échos de "Personal Jesus". Réajustant sa soutane et cherchant des yeux la personne qui venait de parler, l'archevêque balbutia "Ce n'est...Ce n'est pas moi...C'est Vangheluwe...On lui a confisqué son ordinateur...Il a demandé si il pouvait emprunter le mien, a parlé d'une urgence...Pas pu dire non...Il a oublié de fermer le navigateur...Ce n'est pas moi..."
Dieu, dans Sa très très grande mansuétude, rassura le religieux en ces termes : "Relache le sphincter, Dédé, ce n'est que moi, le Pater. Etant donné que je m'adresse à toi depuis quelque sombre recoin de ton esprit, tout ceci restera notre petit secret. J'ai de grands projets pour toi, et ce ne sont pas ces quelques petits travers qui y feront opposition. Tu me sembles, au contraire, plus que jamais être l'homme que j'attendais. Quand je repense à ce petit niaiseux qui voulait que les Hommes s'aiment et vivent en paix...Il a fini crucifié sur le mont Golgotha, avec un poignard bien calé entre les omoplates, planté là par un de ses disciples pendant que tous les autres, au lieu de le défendre, roulaient sous les tables en cuvant leur vin. Tandis que toi, Léonard, toi, contrairement à lui, tu as la carrure pour accomplir mon dessein, pour porter mon message haut et fort à travers le Monde. Ratzinger n'est qu'une transition. A la mort du petit nazillon en chasuble, ton nom s'écrira en fumée blanche dans le ciel romain, et mon heure sonnera enfin...Jouez hautbois, résonnez musettes, pour moi l'avènement, pour toi le divin enfant ! Partage de frères !"
Rasséréné et, il faut bien le dire, quelque peu alléché par le discours du Très-Haut, André s'agenouilla et, penchant la tête vers ses mains croisées, murmura "Soit loué, Seigneur. Que puis-je faire pour satisfaire Ta volonté ?"
"Commence par te redresser, idiot ! L'expérience m'a démontré à plusieurs reprises que bonté et soumission ne mènent à rien. J'attends de toi que tu sois inflexible, raide comme le baton de la justice divine qui s'abattera sous peu sur le crâne perverti du genre humain. A l'heure qu'il est, les prêtres prêchent en vain tant mes ovins s'égarent. Je compte donc sur toi pour ramener le troupeau de l'humanité dans le droit chemin. Ce ne sera pas sans peine, j'aime autant te prévenir. Mais si il est une règle d'or qui te guidera sur le chemin de la victoire, c'est bien celle-ci : Bannis toute compassion de tes actions. Retiens bien ça, mon petit André : La compassion c'est bon pour les boudhistes ! Dorénavant, l'Eglise, l'institution ecclésiastique doit primer sur tout. Il te faudra traquer et condamner sans relâche les comportements déviants qui gagnent du terrain sur le bon sens et la morale chaque jour. Bats-toi ! Va planter le drapeau du Vatican sur tous les sommets de l'infâmie et tu en seras récompensé..."
Alors, galvanisé par les paroles de son Idole, André, dit André-Mutien, dit André-Joseph Léonard archevêque de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles se leva et parti en croisade contre le Mal, la morale juchée sur son épaule gauche, le bon sens sur l'épaule droite, la bonne parole sur ses lèvres et la Bible sur son coeur, pour être bien sûr qu'on ne le touche pas.
Pour ceux qui, éventuellement, ne sauraient pas qui est notre cher archevêque : http://portfolio.lesoir.be/v/belgique/declarations_polemiques_monseigneur_leonard/
(*) Si j'en crois wikipédia, ce qu'on m'a rigoureusement conseillé de ne pas faire pendant des années, cette phrase, tirée de
l'Apocalypse, est la devise dudit Monseigneur.
Sérieusement c'est grave là.
A qui le dis-tu ! Mais Brassens avait raison :
Quand les cons sont braves
Comme moi,
Comme toi,
Comme nous,
Comme vous,
Ce n'est pas très grave.
Qu'ils commettent,
Se permettent
Des bêtises,
Des sottises,
Qu'ils déraisonnent,
Ils n'emmerdent personne.
Par malheur sur terre
Les trois quarts
Des tocards
Sont des gens
Très méchants,
Des crétins sectaires.
Ils s'agitent,
Ils s'excitent,
Ils s'emploient,
Ils déploient
Leur zèle à la ronde,
Ils emmerdent tout le monde.
En revanche la chanson de Brassens est pleine de charité, comme quoi on peut être anar et pas mauvais au fond.